MARSEILLE CASSIS 2009

Samedi 24 Octobre 2009, la course a lieu le dimanche mais il faut le dire, Marseille-Cassis ça commence la veille ! Le fait que la course arrive à 20 km du départ est la première difficulté, à cela s'ajoute le nombre de participants, plus de 13000 !


Je me rends donc en fin de matinée au parc Chanot afin de récupérer mon dossard, les différentes consignes et quelques cadeaux souvenirs (tee-shirt technique, casquette, brassard-éponge).
J'ai la chance d'être hébergé chez mes beaux-parents, ce qui me permet d'aller déposer dans l'après-midi un véhicule afin de rentrer après la course, vu le peu de place, je ne suis pas le seul à avoir cette idée !


Dimanche 25 octobre 07h00, mon camarade ayant déclaré forfait pour blessure (Guillaume, rdv au trail de l'Ubaye !) je prends "seul" le métro marseillais et me dirige vers le stade vélodrome...et après deux stations la rame se retrouve "bondée" de coureurs, je ne vais pas avoir de mal à trouver le départ.


Arrivé à l'arrière du stade, une rangée de camion attend que nous déposions les sacs (fournis par l'organisation) afin de récupérer nos affaires à Cassis.

 

 

Je vais ensuite tranquillement vers la ligne de départ, en passant vers les tribunes du stade où je fais quelques photos (même si je ne suis pas fan de foot).

 

 

A ma grande surprise je me retrouve à 150 mètres environ de l’arche de départ. Commence alors une longue attente, je m’assois sur le bitume durant 3/4 d’heure comme la plupart des participants

 

 

 

puis d’un seul coup tout le monde se lève et se serre vers la ligne de départ, un coup d’œil sur ma montre : encore 3/4 d’heure à attendre ! mais 45 min d’un balai incessant de vêtements, sacs poubelles, bouteilles…dont les gens se débarrassent avant de courir.

09h25, à 5 min du départ je guette derrière moi et je vois une nuée impréssionante de coureurs prêts à en découdre.

 

 

09h30, coup de pistolet et c’est parti…en marchant, puis en trottinant…1 minute pour passer sous l’arche, les derniers mettront presque 10 min. !


Les premiers kilomètres s’enchaînent facilement sur un faux-plat montant jusqu’à l’obélisque où un premier orchestre nous encourage en musique. Sa monte un peu plus jusqu’au pied du col de la Gineste où la pente s’accentue réellement au premier lacet. C’est là que je rejoins un groupe de légionnaires. A Paris les pompiers partent en première ligne, ici ce sont les légionnaires. Je fais donc les 2/3 de la montée avec eux.

 

 

A 10 km de l’arrivée je passe le col, le chrono géant indique 55 min. 58 sec. (54’58 en temps réel) c’est une surprise, je ne pensais pas monter aussi bien, j’ai 5 min. d’avance sur mes prévisions. Un rapide coup d’œil en arrière, la vue est grandiose sur les calanques et Marseille que nous laissons derrière nous. Cette première moitié passe rapidement le public nombreux ainsi que les animations y sont pour beaucoup.

 


Et c’est la descente qui commence, j’ai une bonne allure mais en arrivant à Carpiane gros coup de pompe et les pompiers qui arrosent notre passage en « jet diffusé » n’y change rien,  les 2 km de ce plateau sont durs ; heureusement que le ravitaillement me redonne un coup de fouet et je relance dans la pente qui se fait de plus en plus raide. Ca descend fort, mais moi qui préfère le trail, les terrains très pentus et accidentés je n’arrive pas à avoir l’amplitude espérée ! Je double quand même de nombreux concurrents.


Je rentre dans Cassis, plus que 3 km, 1,5 km je me dis que la fin est proche, mais à la sortie d’un virage serré sur la droite, la côte qui se profile devant mes yeux me dit le contraire. Voici la « côte des pompiers », elle doit son nom au centre de secours de Cassis qui se trouve juste là, un formidable « casse-pattes » mais je cours quand même.


L’arrivée sur le port est digne d’une arrivée d’étape du tour de France, la foule est nombreuse derrière les barrières, ça applaudit, ça acclame…je tente d’accélérer encore mais nous sommes trop nombreux et je n’arrive pas à doubler.
C’est fini, je regarde le chrono officiel, 1 h 50 min. 31 sec. J’arrête ma montre 1 h 49 min. 34 sec. Moi qui m’étais fixé 2 heures maximum, je suis ravi de ce temps. Cela me classe 4222 sur 13426…

 

Je me dirige ensuite vers les camions pour récupérer mon sac d’effets, je ne m’attarde pas à aller au ravitaillement ; il y a trop de monde dans les rues de ce petit village ; je rejoins donc la voiture et rentre en évitant les bouchons !

 

 

Voici le tracé GPS : dénivelé et vue satellite